CAMISAS

Je garde mes vieilles nippes, celles de mes autres vies. 
Elles transpirent de joies, de fatigues et de lassitudes. Mes mues.
Elles sont mes gardiennes, mes gardes folle. Araignée sans camisole.
Elles me content ces histoires que je connais par cœur.
Je les ai enfermées à leur tour. Elles pèsent sous les kilomètres de fils
Engoncées, sauvegardées, paralysées mes camisas, vieilles carapaces...